d'une lutte à l'autre, faisons des pont! contre le sexisme et l'islamophobie

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d'une lutte à l'autre, faisons des pont! contre le sexisme et l'islamophobie

Message  scumgrrrl le Ven 16 Sep 2011 - 10:18

Demain matin et tous les mois jusqu'à décembre, les catholiques intégristes pro-vie de SOS tout pourris se donneront rendez-vous aux abords de l'hopital Tenon (Paris 20e) pour prier pour les foetus avortés.
Le choix de l'hopital Tenon n'est pas anodin, en effet, son service d'IVG a reçu de nombreuses attaques (institutionnelles) au point de fermer en 2009, avant de réouvrir grace aux mobilisation des usagères et des personnels médicaux.

http://www.lequotidiendumedecin.fr/information/le-centre-ivg-de-l-hopital-tenon-paris-rouvre-ses-portes
Le centre IVG de l’hôpital Tenon (Paris) rouvre ses portes
lequotidiendumedecin.fr 27/04/2011
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Fermé en 2009, le centre d’interruption volontaire de grossesse de l’hôpital Tenon (Paris XXe) vient de rouvrir ses portes. Il comprend deux espaces de consultation et un espace dédié à l’accompagnement des patientes souhaitant recourir à une IVG médicamenteuse, et offre un accès à l’unité de chirurgie ambulatoire pour les IVG chirurgicales. Les IVG médicamenteuses sont assurées par deux médecins et les IVG chirurgicales par des chirurgiens volontaires du service de gynécologie-obstétrique. Il est prévu de pouvoir procéder à 500 IVG par an, dont 300 médicamenteuses.

La fermeture du centre, à la fin de 2009, avait suscité la colère et la mobilisation du personnel hospitalier, d’élus et d’associations telles que le Planning familial, la CADAC (Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception) et l’ANCIC (Association nationale des centres d’interruption de grossesse et de contraception). En janvier dernier, un accord de principe avait été obtenu de l’AP-HP pour la réouverture.

Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, et Fatima Lalem, adjointe chargée de l’égalité femmes-hommes, se réjouissent de cette réouverture mais souhaitent « rappeler que l’offre publique de service en matière d’avortement sur l’espace parisien reste largement déficitaire et qu’elle risque, en outre, de subir de nouvelles fragilisations, notamment à l’issue du transfert programmé du centre IVG de l’hôpital Saint-Antoine vers l’hôpital Trousseau sans transfert des moyens nécessaires au bon déroulement de cette pratique ».

SOS tout petit qui sévit depuis plusieurs années déjà, non loin des cliniques et hopitaux, un peu partout en (f)rance, en dépit de la Loi Neiertz du 27 janvier 1993 qui condamne l'entrave à l'IVG (http://www.ancic.asso.fr/loineiertz.php) va encore une fois, en toute impunité, venir coloniser nos trottoirs pour déblatérer cantiques, et prières, et brandir leurs photomontages ignobles afin d'intimider les femmes qui décident de choisir ce qu'elles font de leur corps et leur sexualité.

Une nouvelle donnée vient s'ajouter qui permet de faire des ponts avec d'autres luttes et qui confirme (s'il en était besoin) que la france est le pays des droits de l'homme blanc chrétien hétéro et bourgeois, et que les autres, ben ils ont cas retourner d'où y viennent (à leurs fourneaux ou à leurs bateaux).
Depuis hier soir (15 sept 2011), les prières de rue sont interdites! Mais que xavier dor se rassure, ce n'est pas les prières de cathos qui sont interdites, mais celles de ces sauvages du quartier de la goutte d'or et de barbès! Pas de ça chez nous!

http://www.20minutes.fr/article/787780/claude-gueant-veut-faire-cesser-prieres-rues
Claude Guéant veut faire cesser les prières de rues
Créé le 15/09/2011 à 11h47 -- Mis à jour le 15/09/2011 à 12h09

POLITIQUE - Dès jeudi soir, à minuit, la loi d'interdiction des prières de rues sera appliquée à Paris. Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant s'en est expliqué...

Alors que sera mise en vigueur vendredi la loi sur l'interdiction des prières de rues à Paris, Claude Guéant s'explique dans un entretien donné ce jeudi au Figaro, sur cette mesure qui pourrait bien, à terme, se généraliser dans toute la France.

Le phénomène de prière de rue concerne principalement trois villes: Marseille, Nice et tout particulièrement Paris avec le quartier de la Goutte d'or situé dans le 18ème arrondissement. En effet, plus d'un millier de personnes occupent les rues Myrha et Polonceau lors de l'office musulman du vendredi. Cette occupation n'est «pas digne d’une pratique religieuse» et «contrevient au principe de laïcité», selon le ministre de l’Intérieur. Cela «heurte la sensibilité de nombre de nos compatriotes, choqués par l’occupation de l’espace public par une pratique religieuse» a-t-il ajouté.
Une loi qui risque de ne pas être observée par tous les fidèles
Cette interdiction risque de poser problème dès le premier jour de sa mise en vigueur. Si des locaux d'une surface de 2.000m2 ont été mis à disposition des fidèles des rues Myrha et Polonceau, la loi ne sera pas forcément observée par tous. Quelle sera la réaction des pouvoirs publics dans ce cas?

Si certains persistent, Claude Guéant prévient qu'il pourrait «aller jusqu’à l’emploi de la force si nécessaire». Il se veut toutefois optimiste en affirmant que «le dialogue qui a été conduit porte ses fruits».

Si le ministre reste vague à l'évocation des moyens de contrôle de la loi, il précise que «la France compte 2.000 mosquées et salles de prière. En dix ans, il s’en est créées un millier». Est-ce bien assez? «Ce n’est pas à moi de répondre à cette question mais aux musulmans de France» a-t-il répondu. Il précise qu'il n’est pas du ressort de l'Etat de contribuer à la construction de lieux de culte en France.

La crainte d’une montée du communautarisme
Claude Guéant explique que cette mesure a pour objectif de garantir «l’unité nationale» et d’éviter la montée du communautarisme. «Il est important que notre pays reste très unitaire, complètement attaché et fidèle à un nombre de valeurs et principes, à une façon de vivre» a-t-il précisé.

Dans cette même volonté, il souhaite un contrôle plus exigeant de la maîtrise de la langue française de la part des étrangers. «Les personnes qui arrivent chez nous sans un minimum de maîtrise de notre langue risquent la marginalisation».

Bientôt, pour devenir français il faudra au moins justifier d’«un niveau équivalent à celui de la fin de la scolarité obligatoire», soit le niveau d’un élève de seconde.
Kenza Verrier

Les journalistes de 20 minutes et les syndicats de flics, qui ne sont pourtant pas des féroces islamo-gauchistes, font eux même le lien entre cette loi et celle d'avril dernier d'interdiction du port de la burqa (http://www.20minutes.fr/article/788062/interdiction-prieres-rues-comment-policiers-preparent).

D'un côté le gouvernement et ceux-celles qui lui servent la soupe prétendent défendre le droit des femmes en interdisant la burqa, de l'autre ils s'attaquent à l'IVG à tour de bras.
Féministes ne soyons pas dupes! Nos luttes sont instrumentalisées au profit de leurs lois racistes et islamophobes. Leur unité nationale, cramons là!

Féministes d'ici ou d'ailleurs contre le racisme, pour le droit à disposer de nos corps!

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