la prostitution

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la prostitution

Message  leia le Lun 4 Jan 2010 - 3:56

Quelques textes qui peuvent servir de bases de réflexion sur la prostitution


extrait de bebel les femmes et le socialisme (1891)

La prostitution est une institution sociale nécessaire du monde bourgeois

"Si le mariage représente l'un des côtés de la vie sexuelle du monde bourgeois, la prostitution en représente l'autre. Le premier est la face de la médaille, la seconde en est le revers. Quand l'homme ne trouve pas sa satisfaction dans le mariage, il a le plus souvent recours à la prostitution, et c'est encore dans celle-ci que cherche l'apaisement de ses appétits celui qui, pour une raison ou pour une autre, renonce a se marier. Ainsi, qu'il s'agisse de ceux qui, de gré ou de force, vivent dans le célibat, ou de ceux auxquels le mariage ne donne pas ce qu'ils en attendaient, les circonstances leur sont infiniment favorables pour les aider à satisfaire leur instinct sexuel.

Les hommes de tous les temps et de tous les pays considèrent l'usage de la prostitution comme un privilège tout naturel, qui leur est acquis « de droit. » Ils n'en font que juger et surveiller avec plus de rigueur et de sévérité, en ces matières, toutes les femmes qui vivent en dehors du monde de la prostitution. Que la femme ait exactement les mêmes instincts que lui, mais que ces instincts se manifestent avec infiniment plus d'ardeur à certaines époques de sa vie (au moment de la mens­truation), l'homme ne s'en embarrasse pas. En vertu de sa situation prépondérante, il oblige la femme à comprimer énergiquement ses instincts les plus vivaces, et il fait dépendre de sa chasteté sa considération sociale et son mariage.

C'est surtout le célibataire qui est favorisé. La nature a assigné à la femme seule les conséquences de l'acte charnel ; l'homme, une fois la jouissance passée, n'a ni peine ni responsabilité.

Cette situation privilégiée vis-à-vis de la femme a créé, au cours de la civilisation, la licence effrénée qui distingue une grande partie des hommes dans leurs exigences sexuelles. Et comme, ainsi que nous l'avons établi, cent causes pour une s'opposent à la satisfaction des sens sous la forme légitime ou ne la permettent qu'insuffisamment, il en résulte qu'on en pousse la recherche jusqu'à la bestialité.

La prostitution devient une institution sociale nécessaire, tout comme la police, l'armée permanente, l'Église, le patronat, etc. Cela n'a rien d'exagéré, et nous prouverons la justesse de cette allégation.

Nous avons déjà montré comment les anciens, en Grèce comme à Rome, envisageaient la prostitution, la tenaient pour nécessaire, et l'organisaient au nom de l'État. Nous avons également indiqué quelle fut, sur ce point, la manière de voir du Moyen-âge chrétien. Saint Augustin lui-même, le plus illustre défenseur du christia­nisme après saint Paul, tout en prêchant l'ascétisme, ne pouvait s'empêcher de s'écrier : « Si vous persécutez les filles publiques, la violence des passions détruira tout de fond en comble ». Le concile provincial du clergé tenu à Milan en 1663 s'exprima, lui aussi, dans le même sens."

Karl Kautsky, (alias "le renégat" Very Happy ) Le programme socialiste (1892)

Les parties sur la dissolution de la famille prolétarienne et l'armée industrielle de réserve permettent de saisir le sens de son propos.

"III. - La dissolution de la famille prolétarienne.

Mais le travail des femmes dans l'industrie a encore pour résultat de troubler
complètement la vie de famille de l'ouvrier, sans la remplacer par une forme familiale
plus élevée. Le, mode de production capitaliste ne dissout pas, dans la majorité des
cas, le ménage de l'ouvrier ; mais il lui dérobe toutes les joies et n'en laisse subsister
que les sombres cotés. Surtout il permet à la femme de dissiper ses forces et il l'exclut
de la vie publique. Le travail de la femme ne la décharge pas dès travaux du ménage,
il augmente son fardeau d'un poids nouveau. Mais on ne peut servir deux maîtres à la
fois. Le ménage de l'ouvrier périclite quand la femme est obligée de contribuer aux
gains de la famille. La société actuelle remplace le foyer et la famille de l'ouvrier. par
un succédané misérable, la cuisine populaire et l' école des pauvres qui jettent en
pâture aux classes inférieures les déchets de la nourriture matérielle et spirituelle des
riches.
On reproche à la démocratie socialiste de vouloir supprimer la famille. Nous
n'ignorons pas que tout mode d'industrie possède sa forme particulière de ménage à
laquelle correspond une forme particulière de famille. Nous ne tenons pas la forme
actuelle de la famille pour définitive. Nous espérons qu'une nouvelle forme de société
développera une nouvelle forme de famille. Mais si nous nourrissons cet espoir, cela
ne signifie pas que nous nous efforcions de dissoudre tout lien familial. C'est le
capitalisme et non la démocratie socialiste qui supprime la famille, qui ne se contente
pas de vouloir la supprimer, mais la supprime en fait devant nos yeux. Des maîtres
d'esclaves arrachaient autrefois l'homme de sa femme, séparaient les parents des
enfants en état de travailler ; mais les capitalistes dépassent encore, les abominations
de l'esclavage. Ils arrachent le nourrisson à sa mère et la forcent à le confier à des
mains étrangères. Et c'est une société semblable, où des cas de ce genre se présentent
chaque jour des centaines et des milliers de fois, qui a créé des établissements «
charitables » spéciaux, que ses « chefs » favorisent de leur protection et qui sont
destinés à permettre à la mère de se séparer plus facilement de son enfant, c'est cette
société qui a le front de nous reprocher de vouloir ruiner la famille, parce que nous
croyons que les travaux du ménage doivent devenir de plus en plus l'objet d'une
profession spéciale, ce qui ne peut marquer de modifier le foyer et la vie de famille.

IV. - La Prostitution.

On 'nous reproche de ruiner la famille ; on prétend egalement que nous nous
efforcerions d'instituer la communauté des femmes. Le mensonge n'est pas moins
effronté. Ce que nous affirmons, c'est que le contraire même de toute communauté
des femmes, de toute contrainte sexuelle, de toute luxure, nous voulons dire l'amour
idéal, formera, dans la communauté socialiste, la base de toute 'union ; que c'est
seulement dans cette société que cet amour pourra pleinement prévaloir. Que voyons
nous, au contraire, aujourd'hui ? Le manque de résistance qu'offre la femme,
renfermée jusqu'à maintenant dans son ménage, n'ayant que des idées confuses sur la
vie publique et sur la force de l'organisation ; ce défaut de. résistance est si grand que
le patron capitaliste peut oser lui payer constamment des salaires qui ne suffisent pas
à son entretien et l'envoyer chercher dans la prostitution le complément
indispensable. L'extension du travail des femmes tend partout à provoquer une
extension de la prostitution. Dans le pays « des bonnes moeurs et de la crainte de Dieu
», il se rencontre des branches entières d'industrie, branches « florissantes », dont les
ouvrières sont si mal rétribuées qu'il leur faudrait mourir de faim si elles ne se
prostituaient pas. Et les patrons déclarent que c'est précisément sur ce taux inférieur
des salaires que repose la puissance de concurrence, l' « état florissant » de leur
industrie. Des salaires élevés causeraient sa ruine.
La prostitution est aussi vieille que l'opposition des riches et des pauvres. Mais,
autrefois, les prostituées occupaient une place intermédiaire entre les mendiants et les
filous ; elles étaient un luxe que la société pouvait se payer, mais dont la perte n'aurait
nullement mis son existence en danger. Aujourd'hui, ce ne sont pas seulement les
miséreuses mais les travailleuses, qui se voient contraintes de vendre leur corps à prix
d'argent. Cette prostitution n'est plus une simple affaire de luxe, elle est devenue un
des principes de l'évolution industrielle. Sous le régime du mode de production
capitaliste, la prostitution, est une des bases de la société. Les défenseurs de cette
société nous objectent la communauté des femmes ; ce sont eux qui la mettent en
pratique. Certes, ils n'en usent ainsi qu'avec les femmes du prolétariat. Cette espèce
de communauté des femmes est si profondément enracinée dans la société actuelle
que, d'une façon générale, ses défenseurs déclarent que la prostitution est une
nécessité. Ils ne peuvent s'imaginer que la suppression du prolétariat signifie
l'abolition de la prostitution, parce qu'ils ne peuvent absolument pas se représenter
une société sans la communauté des femmes.
La communauté des femmes telle qu'elle existe actuellement est une invention des
classes supérieures de la société, non du prolétariat. Cette communauté des femmes
est une des formes de l'exploitation du prolétariat. Elle n'appartient pas au socialisme.
Elle en est l'opposé.

V. - L'Armée industrielle de réserve.

Comme nous l'avons vu, l'introduction du travail des femmes et des enfants dans
l'industrie constitue, pour les capitalistes, un des moyens les plus puissants de faire
baisser les salaires.
Un autre moyen a des effets non moins efficaces : il consiste à jeter sur le marché
du travail des ouvriers appartenant à des régions arriérées, où la population n'a encore
que des besoins modestes, mais possède une force de travail que le régime de la
fabrique n'a pas encore entamée. Le développement pris par la grande industrie, et en
particulier par le machinisme, permet non seulement de remplacer les travailleurs
exercés par des travailleurs non exercés, mais encore de se procurer ces derniers
rapidement et à bon compte. Le développement des moyens de transport marche de
pair avec le développement de la production. A la production en masses répond le
transport en masses non seulement de marchandises, mais aussi de personnes. Les
bâtiments à vapeur et les chemins de fer, ces soutiens appréciés de la civilisation, ne
se contentent pas d'apporter aux barbares des fusils, l'eau-de-vie et la syphilis, ils
amènent les barbares chez nous et, avec eux, la barbarie. L'afflux des paysans dans les
villes devient de plus en plus considérable. Des légions d'hommes sans exigences,
persévérants, sans esprit de résistance, accourent ici de régions de plus en plus
éloignées. Les Slaves, les Suédois, les Italiens viennent peser sur les salaires en
Allemagne ; Allemands, Belges, Italiens vont en France; Slaves, Allemands, Italiens,
Irlandais, Suédois se rendent en Angleterre et aux Etats-Unis; les Chinois gagnent
l'Amérique et l'Australie et ne tarderont pas probablement d'arriver aussi en Europe.
Sur clés navires allemands, des Chinois et des nègres prennent déjà la place des
travailleurs blancs.
Ces ouvriers étrangers sont en partie des expropriés, des petits bourgeois et des
petits paysans, que le mode de production capitaliste a ruinés, a chassés de leur bien
et de leur foyer et qu'il a dépouillés non seulement de leur chez eux, mais encore de
leur patrie. jetez les yeux sur les masses innombrables des émigrants et, demandez
vous si c'est la démocratie socialiste qui en fait des sans-patrie, qui fomente des sans-patrie.
L'expropriation des petits paysans et des petits bourgeois, l'introduction, dans le
pays, de ces masses ouvrières venant de l'étranger, l'extension du travail des femmes
et des enfants, la réduction du temps d'apprentissage, qui n'est plus qu'une simple
initiation, ont l'effet suivant : le mode de production capitaliste augmente dans des
proportions énormes le nombre des forces de travail qui sont à sa disposition. A la
suite des progrès ininterrompus réalisés dans !es améliorations et perfectionnements
techniques, un accroissement constant de la productivité du travail humain suit pas à
pas l'augmentation des bras disponibles. Enfin, l'exploitation de la force de travail
isolée est portée à son extrême limite, soit par la prolongation de la journée de travail,
soit par l'intensification du travail quand la législation ou l'organisation ouvrière
rendent impraticable la première méthode.
En même temps, la machine a pour effet de rendre disponible des forces de
travail. Toute machine épargne de la force de travail, - si elle ne le faisait pas, elle
n'aurait pas son utilité. Dans chaque branche d'industrie, le passage du travail à la
main au travail à la machine soumet à des peines cruelles les travailleurs manuels
intéressés, simples artisans ou ouvriers de manufacture, qui sont rendus inutiles et
jetés sur le pavé. Cet effet de la machine a été le premier que l'ouvrier ait ressenti.
Dans les premières décades de notre siècle, de nombreuses révoltes témoignent des
souffrances que l'introduction du travail à la machine comportait pour l'ouvrier ;
quelles colères, quel désespoir elle entraînait. L'introduction du machinisme, ainsi que
les améliorations ultérieures qu'on y apporte, est toujours nuisible à des catégories
particulières d'ouvriers. Sans doute, dans certaines conditions, d'autres catégories, les
ouvriers employés à la fabrication des machines peuvent y trouver leur profit. Mais
nous ne croyons pas que cette constatation console beaucoup les travailleurs qui
meurent de faim.
Toute nouvelle machine produit le résultat suivant : une fois introduite on produit
autant avec un nombre d'ouvriers plus faible ou bien on produit davantage, le nombre
d'ouvriers restant le même. Pour que le nombre des ouvriers employés dans un pays
ne baisse pas sous l'influence du développement progressif du machinisme, il faut que
le marché s'étende proportionnellement à l'accroissement de la productivité. Mais
comme le développement économique élève la productivité de l'ouvrier et augmente
rapidement la quantité des forces de travail rendues disponibles, beaucoup plus
rapidement que n'augmente la population totale, pour qu'il n'y ait pas chômage, il faut
que le marché s'étende beaucoup plus vite que la machine n'accroît la productivité du
travail.
Sous le règne de la grande industrie capitaliste, une extension aussi rapide du
marché ne s'est presque jamais produite ; du moins n'a-t-elle pas intéressé pendant un
temps un peu long une grande sphère de l'industrie capitaliste. Le chômage est donc
un phénomène qui accompagne constamment la grande industrie ; il lui est
indissolublement lié Même aux époques les meilleures, quand le marché subit
brusquement une extension considérable et que les affaires vont le mieux, l'industrie
ne peut employer tous les sans-travail. Dans les mauvaises périodes, quand il y a
stagnation, le nombre des chômeurs s'accroît dans des proportions énormes. Ils
forment une armée entière, l'armée industrielle de réserve, comme Marx l'a nommée.
Ils constituent en effet une armée de forces de travail, constamment à la disposition
du capital dont celui-ci peut toujours tirer des réserves dès que la campagne
industrielle commence à devenir plus active.
Pour les capitalistes, cette armée de réserve n'a pas de prix. Elle constitue pour
eux une arme puissante. Elle leur permet de tenir en bride l'armée de ceux qui

travaillent, de les rendre toujours accommodants. Le surtravail des uns causait le
chômage des autres ; et le chômage de ceux-ci est un moyen de maintenir et
d'accroître le surmenage des premiers. Que l'on vienne dire encore que tout n'est pas
conçu pour le mieux dans ce bas monde !
La force de l'armée industrielle de réserve suit les oscillations de la vie indus-trielle.
Cependant on peut remarquer sa tendance a suivre une progression
ascendante. La révolution technique suit en effet une marche de plus en plus rapide,
conquiert des domaines de plus en plus vastes. L'extension du marché rencontre donc
des obstacles de plus en plus nombreux. Nous reviendrons sur ce point en un autre
endroit. Qu'il nous suffise ici de l'avoir indiqué.
Mais que signifie le chômage ? C'est non seulement la misère pour les intéressés,
c'est non seulement. la sujétion et l'exploitation augmentées pour ceux qui travaillent,
c'est encore l'insécurité de l'existence pour toute la classe ouvrière.
Quels que soient les maux que les modes d'exploitation antérieurs ménageaient
aux exploités, ils leur assuraient au moins l’existence. La vie de l'esclave et du serf
leur était assurée, au moins aussi longtemps que l'était celle de leurs maîtres. Seule, la
disparition de son 'maître pouvait le priver de ses conditions d'existence. Quelle qu'ait
été la misère qui est toujours venue frapper par moments la population dans les modes
de production antérieurs, elle était non une conséquence de la production, mais d'un
arrêt de cette production, à la suite de mauvaises récoltes, d'épidémie, d'inondations,
d'incursions d'armées étrangères, etc.
Aujourd'hui, l'existence de l'exploiteur et celle de l'exploité n'ont pas de loi
commune. A chaque instant, l'ouvrier peut être jeté sur le pavé avec femme et enfants,
devenir la proie de la famine sans que les conditions d'existence de l'exploiteur qu'il a
enrichi s'en trouve atteintes le moins du monde.
Aujourd'hui, la misère qu'entraîne le chômage n'est qu'exceptionnellement le
résultat de troubles apportés à la production par des influences supérieures extérieures
; il est généralement l'effet du développement même de la production. Les troubles de
la production augmentent plutôt la facilité de trouver de l'emploi plutôt qu'ils ne la
restreignent. Rappelons nous les conséquences de la guerre de 1870 pour la vie
économique de l'Allemagne et de la France dans les années qui l'ont suivie.
Sous le régime de la petite industrie, le revenu du travailleur était d'autant plus
grand que lui-même se montrait plus actif. La paresse, au contraire, le ruinait, le
privait de travail. Aujourd'hui, plus l'ouvrier travaille, plus il travaille longtemps et
plus le chômage s'étend. Le travailleur se prive de son travail par son propre travail.
Comme bien d'autres principes empruntés au monde de la petite industrie, la grande
industrie capitaliste a changé en son contraire le principe qui veut que l'activité du
travailleur fasse son bonheur. Il en est de même de celui qui prétend que quiconque
veut travailler trouve toujours à manger. C'est se moquer que de l'opposer aux
ouvriers comme aime encore à le faire croire plus d'un bourgeois.La force de travail ne constitue, pas plus que la propriété, une protection assurée contre la pauvreté et la misère. Si le spectre de la banqueroute hante sans cesse le petit paysan et le petit artisan, celui du chômage hante constamment le salarié. Cette perpétuelle insécurité est, de tous les maux apportés par le mode de pro-duction
actuel.. le plus cruel, mais aussi le plus révoltant ; c'est lui qui excite le plus profondément les esprits et m et définitivement fin à toute velléité conservatrice. Ce manque perpétuel de sécurité empêche de croire à la sécurité de l'ordre existant, de
prendre le moindre intérêt à son maintien. Et dès que l'ordre existant vous tient en une crainte perpétuelle, on cesse d'avoir peur des nouveautés. Surtravail, chômage, dissolution de la famille, voilà ce qu'apporte au prolétariat le mode de production capitaliste ; en même temps, il prolétarise des sphères de plus en plus vastes, et à vue d'oeil le prolétariat s'étend au point d'embrasser la grande masse
de la population."
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la prostitution(historique)

Message  Florian le Lun 4 Jan 2010 - 13:21

Extraits très intéressants en effet pour débattre sur le sujet. Je cite dans ces extraits une phrase en particulier qui a retenu mon attention car elle fait référence à une idéologie de rapport au corps et non pas justement à la pensée et à l'âme de la personne:"En vertu de sa situation prépondérante, il oblige la femme à comprimer énergiquement ses instincts les plus vivaces, et il fait dépendre de sa chasteté sa considération sociale et son mariage.".Alors ce que je trouve intéressant dans cette phrase c'est que tout d'abord d'après la date du livre on se situe dans une idéologie et une pratique courante imposée dans le système patriarcal à la fin du XIX ème siècle et donc ce qui me paraît primordial c'est de se poser la question de si par rapport à cette vision des choses il y a eu une évolution dans la société actuelle et si oui dans quelle proportion(pas si énorme que ça à mon avis) et qu'est-ce qui l'a permit? Après second point important ,je trouve utile de se poser la question de la place des libertés d'une personne dans une société bourgeoise fermée sur elle même et créatrice de conformismes.

Florian

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Re: la prostitution

Message  Boutanche le Mar 5 Jan 2010 - 1:31

Après second point important ,je trouve utile de se poser la question de la place des libertés d'une personne dans une société bourgeoise fermée sur elle même et créatrice de conformismes.

Le bouquin de Kausky est très complét (pas pour rien qu'il appelle ça "Le programme socialiste") : que ce soit sur "la
liberté" ou "parti et syndicats" (je pense à un autre forum où il y avait un débat de ce type ;-) ).

La table des matières le montre bien :

Préfaces
Préface à l’édition française de 1909
Préface à l’édition allemande de 1892

I: Disparition de la petite industrie.
Petite industrie et propriété privée.
Marchandise et capital.
Le mode de production capitaliste.
La petite industrie lutte contre la mort.

II: Le Prolétariat.
Prolétaire et Compagnon ouvrier.
Le Salaire.
La dissolution de la famille prolétarienne.
La Prostitution.
L’Armée industrielle de réserve.
L’extension croissante du Prolétariat. Le Prolétariat commercial et le prolétariat « intellectuel ».

III: La Classe capitaliste.
Commerce et Crédit.
Division du travail et concurrence.
Le Profit.
La Rente foncière.
Les impôts
La Baisse du Profit.
Progrès des grandes entreprises. Les Trusts.
Les Crises économiques.
Surproduction chronique.

IV: La Société future.
Réforme sociale et Révolution.
Propriété privée et propriété coopérative.
La Production socialiste.
L’importance économique de l’État.
Socialisme d’État et Démocratie socialiste.
Constitution de la société future.
La « Destruction de la famille ».
La Confiscation de la propriété.
La Répartition des produits dans la « société future ».
Le Socialisme et la Liberté.

V: La Lutte de classe.
Le Socialisme et les Classes possédantes.
Serviteurs et Domestiques.
Le « Lumpenprolétariat ».
Les Origines du Prolétariat salarié.
Relèvement du Prolétariat salarié.
Conflit des tendances qui relèvent le prolétariat et des tendances qui le rabaissent.
La Philanthropie et la Législation protectrice du travailleur.
Le Mouvement syndical.
La Lutte politique.
Le Parti ouvrier.
Le Mouvement ouvrier et le Parti socialiste.
La Démocratie socialiste. Union du Mouvement ouvrier et du Socialisme.
Caractère International de la Démocratie socialiste.
La Démocratie socialiste et le Peuple.

On peut trouver le bouquin en entier sur internet : http://www.marxists.org/francais/kautsky/works/1892/00/kautsky_18920000.htm

Boutanche

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Re: la prostitution

Message  leia le Mar 5 Jan 2010 - 18:13

Ou si vous le souhaitez en version papier tongue lol!
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