les mouvements féministes en amérique latine

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les mouvements féministes en amérique latine

Message  scumgrrrl le Sam 26 Déc 2009 - 14:36

Je travaille depuis quelques années à faire une brochure sur l'idée d'autonomie dans les mouvements féministes en amérique latine, plus particulièrement dans le cône sud. J'ai fait pas mal de traductions, et je suis en train de rédiger un texte en français pour expliquer ce qu'est le mouvement féministe autonome latino-américain et caribéen.
En attendant que je finisse ce travail que je laisse trainer depuis trop longtemps, je vous met quelques documents :
(si vous souhaitez reproduire ce texte, merci de citer la source)

Anarquistas: "Ni Dios, Ni Patrón, Ni Marido"

Par Ana María Portugal/Mujereshoy
Traduit de l’espagnol par Sapitoverde

Ceci est une brève chronologie qui montre quelques moments pendant lesquels se sont illustrées les femmes anarchistes entre 1884 et les années 1940. Elle ne montre pas tous les pays, faute d’information spécifique. C’est une tâche que nous avons toutes devant nous.

1884
Uruguay – Le journal La Lucha Obrera fait de la propagande en faveur de la création d’une section féminine à l’Association International Ouvrière de Montevideo.

1895
Argentine - A Buenos-Aires, apparaît la brochure Propaganda anarquista entre las mujeres (Propagande anarchiste entre les femmes), sous la signature de la libre-penseuse italienne Ana María Mozón, qui aborde des thèmes tels que l’amour libre, la famille, l’exploitation dans les manufactures, les différentes formes de violences : conjugale, coups, maltraitances psychologiques. "Nous voulons vous libérer de l’avidité du patron qui vous exploite, de la surveillance du curé qui vous remplis la tête de superstitions, de l’autorité du mari qui vous maltraite...". Cela a été reproduit par le journal la Question Sociale.

1896
Argentine - Le journal La Voz de la Mujer (1896-1897 – La Voix de la Femme) commence à circuler. Expression du courant communiste libertaire, elle circule entre les travailleuses de Buenos-Aires, La Plata et Rosario, principalement. Le premier numéro est reçu avec hostilité par certains secteurs anarchistes masculins, qui qualifièrent certaines rédactrices de “féroces de langue et de plume”, pour leurs attaques dirigées contre les attitudes peu conséquentes avec l'anarchisme en ce qui concerne l'égalité entre des femmes et des hommes.

1890
Uruguay – L’anarchiste uruguayenne Virginia Bolten prend la tête de la première marche qui a lieu à Rosario (Argentine) pour célébrer le 1er mai. Elle porte un drapeau rouge avec des lettres noires qui disent ceci : "Premier Mai. Fraternité Universelle. Nous travailleurs de Rosario accomplissons les dispositions du Comité Ouvrier International de Paris". Ce fut la seule femme à prononcer un discours.

1900
Uruguay - L’espagnole Belén de Sárraga, institutrice et journaliste libre-penseuse décide de s’établir en Uruguay, considérant qu’elle pouvait développer son travail librement grâce aux politiques libérales du gouvernement de José Battle y Ordóñez.

1901
Mexique - Le premier numéro du journal Vesper apparaît à Guanajuato, édité par la journaliste révolutionnaire et anarchiste mexicaine Juana Belén Gutiérrez de Mendoza, avec pour objectif de combattre le gouvernement de Porfirio Díaz. Malgré diverses interruptions pour cause de fermetures, le journal se maintient jusqu’en 1936. Juana Belén subira au fil des années persécution politique et prison.

Argentine - Un nombre important de syndicats de la Federación Obrera Argentina (FORA – Fédération Ouvrière Argentine) d’orientation anarchiste, appuient la consigne “à travail égal, salaire égal”.

Uruguay – Des sociétés de résistance de blanchisseuses, repasseuses, fabricantes d’allumettes et de fabricantes de cigarettes se créent.

1902
Pérou - La revue anarchiste La Idea Libre (L’idée libre) initie la « Section Féministe », qui entre autres articles, reproduit des textes de suffragettes étasuniennes.

Argentine - Se crée le groupe "Las Libertarias", qui présente des “alternatives de résistance pour les travailleuses”. Virginia Bolten initie une campagne dans différentes villes argentines.

Mexique - Vesper, de Juana Belén Gutiérrez de Mendoza, s’édite à (Ciudad de) México. Juana Belén établit des liens avec les frères Ricardo y Jesús Flores Magón, figures centrales de l’anarchisme mexicain et fondateurs du Partido Liberal Mexicano (Parti Libéral Mexicain)

1903
Mexique - En prison, Elisa Acuña y Rosetti, conjointement à Juana Belén Gutiérrez de Mendoza, fonde le journal Fiat Lux. Elisa Acuña était membre du Centro Director de la Confederación de Clubes Liberales Ponciano Arriaga (Centre directeur de la confédération de clubs libéraux Ponciano Arraga). Son journal devint l’organe officiel de la Sociedad Mutualista de Mujeres (Société Mutualiste de Femmes).

Chili - La Federación Cosmopolita de Obreras en Resistencia (Fédération cosmopolite d’ouvrières en résistance) d’orientation anarchiste est créée. Ángela Muñoz Arancibia détient un rôle notable dans la création de cet espace.

1904
Mexique - A Laredo, Texas, Juana Belén Gutiérrez de Mendoza, en compagnie des journalistes et activistes politiques Elisa Acuña y Sara Estela Ramírez, reprennent la publication de Vesper, en plus des journaux La Corregidora (La Correctrice) et La Protesta Nacional (La Protestation Nationale).

Argentine - Juana Rouco Buela, figure centrale de l’anarcho-syndicalisme argentin de tendance féministe, ordonne les prises de parole pendant la manifestation du 1er mai, lors du meeting convoqué par la FORA.

1905
Chili - Le 10 septembre circule le premier numéro de La Alborada à Valparaiso, "publication bimensuelle défenseuse des classes prolétaires” (1905-1907), journal ouvrier de tendance anarchiste, fondé et dirigé par l’ouvrière typographe Carmela Jeria, avec le but de «défendre en particulier les offenses aux travailleuses». Un an après, après une interruption due au tremblement de terre de Valparaíso, réapparaît à Santiago sous la dénomination de "publication féministe".

Puerto Rico - Luisa Capetillo, écrivaine, journaliste et syndicaliste anarcha-féministe, participe à l’âge de 15 ans à une grève agricole de son village natal, Arecibo.

1906
Brésil - A l’initiative de l’activiste anarchiste Ernestina Lesina se créée la Associação de Costureiras de Sacos (Association de couturières de Sacos). Lesina convoque les travailleuses et les invite à s’unir à la lutte pour obtenir la réduction de la journée de travail. Ernestina fonde à São Paulo, le journal Anima e Vita. Conférencière et oratrice, elle embrasa la cause de l’émancipation féminine.

A São Paulo, les ouvrières anarchistes, Maria Lopes, Teresa Fabri et Teresa María Carini, lancent un Manifeste à destination des travailleuses. Publié dans le journal anarchiste Terra Livre (Terre Libre), ce manifeste les invite à participer au mouvement de grève sauvage de São Paulo, et les encourage à dénoncer les très mauvaises conditions de travail qu’elles doivent supporter, les journées de travail excessives et les salaires misérables qu’elles perçoivent.

Chili - L’Asociation de Couturières de Santiago commence la publication du Journal La Palanca. Sont abordés des thématiques autour du mouvement ouvrier, ainsi que des articles spécifiques sur la condition des femmes et « l’oppression masculine ».

Argentine - Le Congrès International de la Pensée Libre se tient à Buenos Aires, et a comme invitée d’honneur Belén de Sárraga.

1907
Argentine - Juana Rouco Buela, Virginia Bolten, Teresa Caporaletti et María Collazo, organient le Centre Féminin Anarchiste. Parallèlement, à Rosario, est fondé le Centre Féminin Anarchiste "Louise Michel", à la mémoire de la révolutionnaire française qui participa à la commune de Paris en 1871.

Juana Rouco et María Collazo ont été des oratrices lors de la marche massive organisée par le comité de la Grève historique des Locataires qui protestaient pour la hausse des loyers et les expulsions de conventillos [habitations d’une pièce, très sommaire, taudis, typique du cône sud en Am. latine-ndlt]. Cette grève reçu l’adhésion de 100 mille personnes, pour la majorité des ouvriers-ères. Elle fut réprimée dans le feu et dans le sang. En ce qui concerne la base du mouvement, le gouvernement applique la Loi de Résidence (séjour) pour expulser de nombreux dirigent-e-s anarchistes étrangers comme María Collazo et Virginia Bolten, qui sont uruguayennes, et Juana Rouco Buela, espagnole.

Puerto Rico - Luisa Capetillo défend le droit au suffrage et à l’organisation syndicale des travailleuses.

Mexique - Le groupe "Filles de Anáhuac" est créé, est y participent des ouvrières du textile de Tizapán qui adhèrent au programme du Parti Libéral Mexicain (Partido Liberal Mexicano) des Flores Magón.

Chili - Carmela Jeria prononce un discours devant 40 mille personnes lors de la célébration du 1er mai.

1908
Uruguay - Belén de Sárraga est directice de El Liberal (1908-1910), Dans lequel elle écrit des articles en défense des enfants illégitimes, l’éducation laïque et la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

1909
Uruguay - Le Journal anarchiste La Nueva Senda, est fondé par Virginia Bolten, María Collazo et Juana Rouco Buela et un groupe d’hommes anarchistes.

1910
Puerto Rico - Luisa Capetillo édite la revue Mujer. Le 4e Congrès Ouvrier de la Fédération Libre des Travailleurs (FLT), d’orientation anarchiste, approuve la résolution de créer une organisation féminine à l’intérieur de ses rangs.

Uruguay - A l’intérieur de la Federation Ouvrière Anarchiste de l’Uruguay, se créée la Asociación Femenina de Oficios Varios (Association Féminine de Divers Secteurs)

Argentine - Belén de Sárraga participe au Congres International Féminin et est nommée présidente honoraire de l’événement.

1911
Pérou - La Protesta, journal anarchiste est créé, Dans lequel écrivent un groupe de femmes qui abordent des thèmes en relation avec la condition féminine.

1913
Chili - L’écrivaine anticléricale et libre-penseuse espagnole Belén de Sárraga arrive au Chili, et fait une série de conférence sur la laïcité et la Libre Pensée. En s’inspirant d’elle, se créent à Valparaiso, la Ligue de Femmes Libre-penseuses et le Centre Féminin Anticlérical. A Antofagasta est fondé le "Centre Féminin Belén de Sárraga". Parallèlement, apparaissent des centres similaires à Iquique et dans d’autres villes du nord du Chili.

Paraguay - Apparaissent les premières organisatinons de femmes ouvrières : Cartoneras y Perfumistas Unidas (Cartonières et Parfumeuses Unies), Cigarreras Unidas (vendeuses de cigarettes), Costureras Unidas (couturières). Les pantaloneras et chalequeras (ouvrières de la confection de pantalons et gilets), s’intègrent à la Société de Résistance des Tailleurs.

1914
Brésil - L’ouvrière brodeuse Angelina Soares s’investit dans la lutte anarchiste en écrivant dans le journal Germinal-Barricata, edité par son frère Florentino, en portuguais et italien. Elle écrit aussi Dans d’autres organes de la presse anarchiste de São Paulo. Elle a aidé à fonder puis a dirigé le Centre Féminin d’Education.

Chili - Le Centre Anticlérical de Iquique organise une veillée avec la participation de Belén de Sárraga, ce qui occasionne un grand trouble et rejet des secteurs cléricaux et conservateur de le ville.

Perou - Le Syndicat de Cuisinières s'organise pour protester contre un décret de l'Intendance qui va à l'encontre du principe de libre association des travailleuses.

la suite sous peu...
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Message  scumgrrrl le Sam 26 Déc 2009 - 17:01

1915
Uruguay – A Montevideo, La Batalla (La Bataille), "journal d'idées et de critique” paraît sous la direction de la militante anarchiste María Collazo.

Le livre de Belén de Sárraga, Le Cléricalisme en Amérique à travers un continent commence à circuler. Cet ouvrage est le fruit de ses visites au Mexique, au Guatemala, au Costa Rica, à Panamá, à Cuba, à Puerto Rico, au Venezuela, en Colombie, au Pérou, en Argentine et au Chili.

1916
Chili - A Iquique le Centre d'Instruction de Libre-penseuses “Louise Michel” est créé.

Mexique – Le Groupe de Femmes Acrates (Grupo de Mujeres Acratas) à l'intérieur de la Maison de l'Ouvrier Mondial (Casa del Obrero Mundial) est créé, avec à sa tête la couturière Esther Torres.

1917
Mexique – Juana Belén Gutiérrez de Mendoza obtient de l'argent et un terrain pour organiser une Colonie Agricole Expérimentale Comunautaire. Le projet n'avance pas réellement, faute d'appui syndical. La portoricaine Luisa Capetillo a une idée similaire, mais n'arrive pas non plus à intéresser les dirigeants syndicaux. Ces deux projets sont perçus comme “trop idéalistes”.

1918
L'Organización Internacional del Trabajo (OIT - Organisation Internationale du Travail) apparaît, et déclare que un de ses objectifs essentiels est d'en finir avec les discriminations salariales que subissent les femmes, créant les conditions appropriés pour offrir “les mêmes opportunités à tous les êtres humains sans distinction de race, de croyance ou de sexe”. La reconnaissance du principe “à travail égal, salaire égal” attendra encore 1951 et la convention que les états membres adopteront en ce qui concerne cette idée. Mais son application est toujours un objectif à atteindre.

Brésil - Elvira Boni de Lacerda, leader anarchiste fonde avec Elisa Goncalvez de Oliveira, Aida Morais, Isabel Peleteiro, Noemia Lopes et Carmen Ribeiro, entre autres , la Unión de Costureras, Peleteras y Oficios Anexos (Couturières, Pelletières -travailleuses du cuir, ndlt - et Travaux Annexes).

Mexique – Le 16 aout le Centre Radical Féminin (Centro Radical Femenino) est fondé à l'intérieur du courant anarco-syndicaliste de la Maison de l'Ouvrier Mondial (Casa del Obrero Mundial). Le Centre publie un journal El Iconoclasta (l'Iconoclaste) qui dit être une publication pour des “combattantes passionnées, destinée à créer une conscience des femmes esclavagisées par les vampires romain” (en référence au clergé catholique qui “suce le sang des femmes”).

Pérou – Dans la ville de Huacho le Centre Féminin "Lumière et Liberté" d'inspiration anarchiste est créé, présidé par Luzmila La Rosa.

1919
Brésil - A Rio de Janeiro une grève des couturières éclate, menée par l'Union des Couturières, Pelletières et Travaux Annexes, qui obtient une augmentation des salaires et la journée de 8 heures.

Pérou.- Le Comité Femenino de Lucha Pro Abaratamiento de las Subsistencias (Comité Féminin de Lutte pour l'Abaissement des prix des produits de Subsistance), d'inspiration anarchiste s'accorde à appeler à un “meeting féminin de la faim”.

Puerto Rico – Sous la direction de Emilia Hernández et Genara Pagán, on célèbre le Premier Congrès des Travailleuses de Puerto Rico, sous les auspices de la Fédération Libre des Travailleurs. Une des décisions prises est d'accéder à l'égalité de droits entre hommes et femmes, incluant le droit de vote.

1920
Brésil – Le III Congrès Ouvrier du Brésil a lieu, et une délégation du Syndicat des Couturières, Pelletières et travaux annexes y participe. Elvira Boni de Lacerda préside la session finale de l'événement.

1921
Argentine – Un groupe de femmes, avec à leur tête Juana Rouco Buela, fonde le Centro de Estudios Sociales Argentino (Centre d'Etudes Sociales Argentines), qui donne naissance au journal anarchiste d' "Idées, Art, Critique et Littérature" Nuestra Tribuna (Notre Tribune, 1922-1924). C'est la première publication à caractère international. Tout comme La Voz de la Mujer, le journal reçoit de nombreuses critiques et suscite la polémique dans les cercles anarchistes. La publication se trouve également confrontée à des difficultés finacières et le refus de l'imprimerie de continuer à l'imprimer en raison de menaces policières. Le dernier numéro paraît en novembre 1923. Juana Rouco et sa famille doivent quitter Buenos Aires.

Chili - La Federación Unión Obrera Femenina (la Fédération Union Ouvrière Féminine) naît, soutenue par la Industrial Workers of the World (IWW), centrale syndicale anarchiste internationale [fondée aux Etats Unis en 1905-ndlt].

1924
Argentine - Dans la localité de Tandil, le 1er novembre, le journal Nuestra Tribuna réapparaît, bien que ce soit très brièvement. Il affronte de nombreuses difficultés. Des coups de feu sont tirés sur le local par un groupe opposé aux idées de la publication. Le journal cesse d'être diffusé.

1925
Bolivie – Dans la localité de Oruro se déroule le II Congrès Ouvrier, auquel assistent seulement deux déléguées femmes : Angélica Ascui et María de Macedo qui dénoncent l'exploitation des femmes et des enfants dans l'industrie. Elles exigent une législation en faveur des travailleuses enceintes, la création d'universités populaires et d'écoles pour la classe ouvrière.

Argentine - Buenos Aires. Troisième génération de Nuestra Tribuna, qui publie trois numéros. C'est une période difficile pour l'anarchisme qui commence à décliner.

1927
Bolivie – La Federación Obrera Femenina (FOF- Fédération Ouvrière Féminine) naît, c'est une branche de la Federación Obrera Local (FOL- Fédération Ouvrière Locale) de tendence anarchiste, qui regroupe dans sa majorité des employées de services doméstiques, des travailleuses du marché (les recoveras, les vendeuses ambulantes) et des cuisinières. Elles sont d'accord sur le fait de maintenir une ligne autonome par rapport aux organisations masculines. En plus de porter une plateforme de revendications vis à vis du travail, elles demandent le droit au divorce absolu, la création de garderies, et l'égalité face à la loi de tous les enfants [légitimes et illégitimes-ndlt].

1936
Bolivie – Le syndicat d'Unión Femenina de Floristas (Union Féminine des Fleuristes) se crée. Petronila Infantes dirigeante anarchiste, fonde l'Unión Sindical de Culinarias (Union syndicale de cuisinières), pour exiger des horaires de travail. Le Congreso Obrero (Congrès Ouvrier) réuni à La Paz, accepte d'exiger “l'universalisation du repos dominical”, la journée de 8 heures, l'inclusion des travailleuses domestiques à la législation sociale et la substitution du mot “domestique” par “employée de travaux de maison”.

1937
Bolivie – Avec l'intitulé suivant : "A mes compañeras proletarias" (camarades prolétaires - femmes), Petronila Infantes, dirigeante anarchiste, commence son discours lors d'une manifestation de la FOL, afin de se référer à l'exploitation que subissent les femmes qui perçoivent des salaires inférieurs à ceux des hommes. “Les femmes traînent des chaînes plus lourdes, plus noires et plus infamantes... la solution, c'est la rébellion...”

1940
Bolivia – A la fin de la Guerre du Chaco [avec le Paraguay-ndlt], la FOF se refonde avec de nouvelles organisations syndicales féminines.

1947
Chile - En plein pendant la dictadure de Gabriel González Videla, l'Athénée Libertaire "Louise Michel" naît à Iquique , afin de “pourvoir aux besoins des travailleuses qui fabriquent les filets de pêche”, conduit par Flora Sanhueza, une des figures les plus visibles de l'anarchisme et prisonnière disparue en 1973, pendant la dictadure de Augusto Pinochet.

1964
Argentine - L’autobiographie de Juana Rouco Buela Historia de un ideal vivido por una mujer (Histoire d’un idéal vécu par une femme) paraît.

1968
Argentine.- Juana Rouco Buela décède à l’âge de 80 ans.

- + - + - + - + - + -

Sources :
* La Voz de la Mujer. Periódico comunista-anárquico, 1896-1897. Universidad Nacional de Quilmes, Buenos Aires, 1997.

* Maxine Molyneux, “Ni Dios, ni Patrón, Ni Marido. Feminismo anarquista en la Argentina del siglo XIX". En La Voz de la Mujer, Periódico comunista-anárquico, 1896-1897. Universidad Nacional de Quilmes, Buenos Aires, 1997. Angel J. Cappelletti. El Anarquismo en América Latina, 1994.

* Mabel Bellucci, Anarquismo y Feminismo. El Movimiento de Mujeres Anarquistas con sus logros y desafíos hacia principios de siglo, Buenos Aires, 1989.

* Norma Valle Ferrer. "Anarquismo y feminismo. La ideología de cuatro mujeres latinoamericanas de principios del siglo XX". Revista del Instituto de Cultura Puertorriqueña, Nº 9, junio 2004, San Juan.

* Diccionario Mulheres do Brasil, de 1500 até a actualidade. Comp. Shuma Schumaher, Erico Vital Brazil. Jorge Zahar Editor, 2000, Río de Janeiro.

* Dora Barrancos. "Mujeres de Nuestra Tribuna: el difícil oficio de la diferencia". En Mora, Revista del Area Interdisciplinaria de Estudios de la Mujer. Universidad de Buenos Aires, Nº 2/Noviembre de 1996.

* Nosotras. Suplemento. Centro de Estudios y Trabajo de la Mujer (CETM), Cochabamba, Bolivia, 1987.

* Centro de Información y Documentación de Isis Internacional.

version en espagnol ici
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Re: les mouvements féministes en amérique latine

Message  scumgrrrl le Mar 29 Déc 2009 - 17:10



cette affiche a été faite il y quelques années par le groupe féministe argentin, Mujeres Publicas.
elles montrent la colonisation du corps des femmes et de leurs imaginaires, en faisant référence à la colonisation des amériques par Christophe Colomb, la Santa Maria, la Niña et la Pinta, étant les 3 caravelles qui ont traversé l'Atlantique en 1492.

- La Santa Maria, le stéréotype de la mère sacrificielle et le poids de la morale religieuse :
tu ne désireras pas la femme de ton prochain, tu tendras l'autre joue, c'est ma faute c'est ma faute c'est ma grande faute, tu n'avorteras point, tu ne jouiras point, tu seras chaste et pure, tu te sacrifieras

- la Niña, la construction de la féminité, le conditionnement des petites filles :
les filles ne jouent pas aux petites voitures, on ne parle pas de ça, on ne touche pas à ça, les filles ne font pas ça

- la Pinta, les diktats de l'apparence, les normes de beauté :
teins-toi les cheveux, maquille-toi, souris, refais-toi faire les seins, maigris, fais-toi les ongles, épile-toi
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