[livre] Réflexion autour d'un tabou, l'infanticide

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[livre] Réflexion autour d'un tabou, l'infanticide

Message  scumgrrrl le Mer 28 Avr 2010 - 23:42

Réflexion autour d'un tabou, l'infanticide

Ouvrage collectif publié en juin 2009,
87 pages, 8 euros dans les bonnes librairies
ou via ce contact : bbornot (a) gmail (point) com

Aujourd'hui et ici, dans nos sociétés occidentales modernes, des femmes de tous les âges et tous les milieux sont emprisonnées sous l'accusation d'infanticide - nous parlons ici de néonaticide. Leurs vies et leurs personnalités sont décortiquées par des spécialistes de toute sorte, elles sont malmenées dans les médias et maltraitées par l'opinion publique.
Comment peut-on croire qu'il y ait parmi nous, les femmes, des «anomalies sociales» à soigner ou à enfermer; les autres femmes n'auraient rien à voir avec cette histoire de souffrance et de solitude, elles ne seraient pas traversées par les mêmes contraintes liées à la maternité et à la domination des hommes sur les femmes?
Nous, les huit femmes qui avons écrit cette brochure, de situations et d'âges divers, affirmons que tout le monde, femmes et hommes, dans cette société, est concerné par cette histoire. En analysant ce qui nous formate dans la sexualité et ce qui nous contraint dans la maternité, nous voulons en finir avec le tabou de l'infanticide.
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Re: [livre] Réflexion autour d'un tabou, l'infanticide

Message  hestia le Sam 11 Juin 2011 - 23:12

en lisant ce "post" je me suis interrogée sur les statistiques liées au "baby blues", mot que je connais depuis toujours sans savoir comment ni pourquoi.
Les chiffres m'ont inspiré ce texte "pro-avortement" qui est volontairement "choquant"; tout comme il me semble choquant de parler de "bébé" à 3 mois de grossesse, il peut sembler choquant que je parle de la même chose en disant "organe en plus". Parce que cela me choque lorsqu'on se centre sur les intérêts d'un truc qui n'existe pas (les cellules à qui on va préparer une jolie chambrette, pendant sa période alien) plus que sur une être humain qui héberge cette fusion de cellules dans son propre corps.

je ne copie pas la page entière de wikipédia qui explique ce qu'est "la dépression pré et/ou post natale."
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9pression_p%C3%A9rinatale

je m'interroge cependant à partir de la première phrase de cet article lu sur wikipedia : " Après l'accouchement, environ la moitié des femmes (entre 10 et 80 % selon les études) connaissent un épisode de baby blues "

Si en moyenne la moitié des femmes dépriment pendant leur grossesse, et après, pourquoi est ce que mon imaginaire me renvoie des représentations de mères ultra heureuses, épanouies, etc ... ?
Pourquoi est ce que je jugeais les femmes qui ne s'occupent pas "bien" (c'est à dire, pas comme le dicte la "norme") de leur enfant comme des personnes indignes ?
Pourquoi est ce que les contes de fées se terminent-ils tous par "beaucoup d'enfants" ???

Ces simples statistiques (la moitié des femmes !!!) ne pourraient-elles pas suffirent à démontrer une réalité telle que la non évidence de la maternité ?

Un fœtus n'est pas un être humain, c'est un "organe en plus" qui pompe l'énergie d'une femme. Celle ci a le droit de choisir de supprimer ou non la "fusion de cellules" qui se forme dans son corps et qui, entre 0 et 9 mois de gestation n'a, soyons honnête, au mieux, aucun effet, au pire, des effets négatifs tels que nausées et vomissements, douleurs au vagin, douleurs aux reins, douleurs aux seins, migraines, chutes de tensions, etc ... Bref, d'un point de vue biologique, un fœtus est un organe en plus, soit sans effet, soit avec des effets mauvais pour la personne qui le porte ; cet organe n'a aucun effet positif sur le corps de la personne qui l'a dans son corps.

Quel(s) intérêt(s) à faire perdurer toutes ces conneries sur "le bonheur d'être maman" et surtout, de ne parler que de çà ?
On se le demande ... Et pourquoi pas à fabriquer de nouvel-le-s travailleur-euse-s ? Ou donner une raison de travailler (et de ne pas se soulever) aux travailleur-euse- s deja en place qui ont un loyer et la bouffe à payer ? Les hypothèses du pourquoi peuvent être nombreuses.

Revenons à NOS foetus, ou, selon moi, "organes en plus".
Nous vivons dans une société où il est politiquement correct d'être pour ou contre l'avortement, cependant, les préjugés rattachés à un large imaginaire sur l'avortement, et qui témoignent de la subordination des femmes au sexisme (et pour cet exemple, à son rôle d'objet d'élevage), restent ancrés dans les consciences et dans les mœurs :
Une femme qui doit choisir entre avorter ou non, sera ainsi jugée différemment en fonction de sa classe sociale (exemple "elle fait des gosses pour pas travailler, pour avoir les alloc's"), de sa race (exemple "encore des étranger-e-s qui piquent notre fric"), de son statut marital (exemple "je ne savais pas qu'elle avait quelqu'un dans sa vie ?" ou "qui dit qu'il est de lui ?") etc ...
Une femme donc, sera jugée
d'avoir à faire ce choix (elle avait qu'a se protéger, cette trainée !!)
du choix qu'elle fera, quel qu'il soit

Bref tout çà pour dire que l'avortement et plus largement l'homosexualité, l'homoparentalité, la monoparentalité sont rattachées à un imaginaire commun de l'ordre de l'anormalité.

Les exemples qui témoignent de la discrimination envers des individus considérés "hors normes" sont flagrants et sont partout. (pubs, séries, films, familles, etc ...)

Il pourrait être intéressant de parler collectivement, en partant de nos propres témoignages, pour mettre en commun la norme que l'on nous à inculquée et que nous voulons détruire, et pour trouver des supports qui fonctionnent pour offrir d'autres possibilités que ces codes qu'on respecte malgré nos réticences à les respecter. Les normes sociale ne font rien d'autre que diviser.

Pour que les normes soit proscrites.
Pour que tout ce qui provient de la volonté de l'individu soit questionné et accepté s'il ne fait pas dfaut à un-e ou plusieurs autres individu-e-s.
Pour que les individu-e-s soient libéré-e-s de toutes les contraintes sociales auxquelles il-elle-s sont asservi-e-s malgré lui-elle-s-eux et contre leurs intérêts.

hestia

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Re: [livre] Réflexion autour d'un tabou, l'infanticide

Message  scumgrrrl le Mar 21 Juin 2011 - 12:39

toutes les bonnes choses (ou presque) sont trouvables sur infokiosques

Réflexions autour d’un tabou : l’infanticide
(texte intégral en ligne)
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