étudiantes sans papier

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Message  scumgrrrl le Mar 26 Jan 2010 - 7:23

Hier matin à Pau, deux étudiantes sans papiers, comoriennes, ont été arrêtées par les flics qui les attendaient en bas de leur cité U. Elles ont un OQTF en cours et leurs passeports sur elles, ce qui laisse à penser que l'expulsion sera très rapide (pas de passage devant le consulat).
Elles sont actuellement en transfert pour Cité (paris), et risquent d'être expulsées aujourd'hui ou demain.
Un rassemblement est à priori appelé ce matin, restez connecté-e-s,d'autres infos à venir.
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Re: étudiantes sans papier

Message  scumgrrrl le Mar 26 Jan 2010 - 20:57

Sitti et Liouize, les 2 étudiantes de Pau ont été placées en rétention au
centre de rétention administratif (CRA) de Cité. Nous avons pu leur rendre
visite se matin, elles ont ensuite vu l'association qui a remplacé la
cimade la bas. Ensuite on est allé au Consulat des comores, mais ils ne
peuvent rien faire car les 2 etudiantes ont été arretées avec leur
passeport (elles peuvent donc être expulsées dès que la pref le veut, ils
n'ont pas besoin de laissé passé du consulat; Le consul ne peut rien
bloquer)

Elles passent devant le juge des libertés (35bis) demain à 14 heures.
C'est ce tribunal qui décidera de leur maintien en détention, de leur
assignation a résidence, ou de leur remise en liberté.
Une avocate de Paris, Mme Lagrue à pris le relais de l'avocate de Pau et
assurera la plaidoirie. Elle va essayer de jouer sur les vices de
procédures.

Ce qui va surtout peser, c'est qu'on soit vraiment nombreux dans la salle.
Si les juges voient qu'il y a du soutien, souvent ça change tout. donc...

RENDEZ VOUS AU TGI DE PARIS METRO CITE OU ST MICHEL A 13H30. RDV dans la
Salle du juge des libertés, 35bis à 14 heures.
Faut faire la queue pour rentrer au tribunal, à côté de la queue des
touristes qui vont visiter la sainte chapelle.


SANS PAPIERS. Deux étudiantes comoriennes ont été interpellées sur le chemin de la faculté, hier

Deux étudiantes arrêtées à Pau

La communauté universitaire est sous le choc. Deux étudiantes comoriennes du département de géographie ont été arrêtées hier matin, vers 9 heures, alors qu'elles se rendaient de leur chambre universitaire à la faculté de lettres. Le coup de filet de la police de l'air et des frontières s'est déroulé dans le parc du quartier Saragosse.

Sitty et Liouize ont ensuite été placées en garde à vue dans les locaux de la PAF, à Billère, où leur avocate, Me Massou-dit-Labaquère, a pu les rencontrer. Dans l'après-midi, elles ont été transférées à Paris, sur l'île de la Cité, où se trouve un centre de rétention administrative.

« Pas arrêtées par hasard »

La nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre. Les étudiants du réseau Université sans frontières ont informé leurs collègues de l'université, salle de cours après salle de cours. Le réseau Éducation sans frontières, les associations de défense des droits de l'homme ont été très rapidement informés. À 18 heures, un rassemblement s'est improvisé devant la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, regroupant des étudiants, des enseignants, des élus, des syndicalistes et de simples militants.

Premier visé, le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Philippe Rey. « Libérez les étudiantes ! Des papiers pour tous ! » ont scandé les manifestants.

Pour Me Massou-dit-Labaquère, cette arrestation est la volonté d'un seul homme. « Les étudiantes n'ont pas été interpellées lors d'un contrôle, elles n'ont pas été arrêtées par hasard. C'est un ordre direct du préfet ! Le jugement du tribunal administratif qui a confirmé l'obligation de quitter le territoire date de juillet. Pourquoi maintenant ! Parce que cela fait monter les chiffres » s'emporte l'avocate, qui a saisi la Cour européenne des droits de l'homme immédiatement.

Du côté de la préfecture, c'est le silence le plus total. L'administration s'est peut-être agacée d'une situation inachevée. Sitty et Liouize ont été admises en 2009 en 2e année de licence de géographie à l'université de Pau alors qu'elles étaient sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français. Elles ont obtenu des bourses et une chambre en cité U parce qu'elles y avaient droit au vu de leurs ressources. Une lettre de la préfecture avait pourtant été envoyée au président de l'université, Jean-Louis Gout.

L'année dernière, la communauté universitaire s'était déjà émue de la situation de ces deux jeunes filles, « assidues et sérieuses », dont « la seule faute est d'être nées aux Comores ». Elles n'y ont passé que quelques mois, envoyées ensuite à Mayotte, territoire et bientôt département français. « Elles ont fait toute leur école à Mayotte ; elles ont passé leur bac à Mayotte, qui dépend de l'académie de La Réunion ; elles ont des pères français », a imploré leur troisième « soeur », en situation régulière, venue témoigner hier soir à Pau.

« C'est révoltant » a déclaré la maire de Pau, Martine Lignières-Cassou, hier, lors d'un repas avec la presse. « Une provocation insupportable » pour Jean Ortiz, du syndicat enseignant Snesup. « La préfecture touche les bas-fonds dans une escalade indigne d'un état de droit », a affirmé Olivier Dartigolles, secrétaire départemental du Parti communiste français.

Un rassemblement est organisé ce soir, à 18 heures, à la faculté des lettres de l'université, amphi 3.
Auteur : odile faure

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/846813/mil/5633931.html
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Re: étudiantes sans papier

Message  scumgrrrl le Jeu 28 Jan 2010 - 7:48

la question des vices de procédures a marché, l'expulsion a été suspendue, mais le proc fait appel

sinon, autre info

*Marche de Travailleuses sans papiers *

*Jeudi 28 janvier 18h Métro Varenne *

Elles sont nombreuses à faire grève dans le nettoyage, la confection, la restauration,
Elles sont très nombreuses à travailler dans les services à la personne.
Elles sont exclues de la régularisation par le travail, par la circulaire du ministère de l'immigration
du 24 novembre dernier, parce qu'elles sont obligées de travailler au noir.

Aujourd'hui, elles s'adressent à Xavier Darcos, ministre du travail,
en brandissant les contrats rédigés par leurs employeurs, pour exiger leur régularisation.

*Leur contribution à la société et à l'économie du pays est indéniable.
Pourquoi donc le gouvernement refuse de les régulariser ?
*Soyons nombreuses et nombreux à les soutenir.

*Elles bossent ici, elles vivent ici, elles doivent rester ici.
Leur travail doit être déclaré, il faut les régulariser ! *

Témoignages de travailleuses sans papiers
Interventions de Ana Azaria, présidente de l'Organisation de Femmes Egalité;
Francine Blanche, secrétaire nationale de la CGT ;
Denise Chautard, secrétaire générale de Droits devant !
Avec la participation et le soutien des 11 syndicats et associations qui ont écrit au Premier ministre.

CGT, CFDT, Union Syndicale Solidaires, FSU, UNSA, LDH, Cimade, RESF, Autremonde, Femmes Egalité et Droits devant.


Marche Mondiale des Femmes, 25/27 rue des Envierges, 75020 Paris
Tel 01 44 62 12 04, 06 80 63 95 25
site : www.mmf-france.fr
http://www.mmf-france.fr><http://www.mmf-france.fr
www.mmf2010.info <http://www.mmf2010.info> <http://www.mmf2010.info
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Re: étudiantes sans papier

Message  scumgrrrl le Jeu 28 Jan 2010 - 9:24

Compte rendu RUSF

Je vous transfère le compte-rendu d'un type du RUSF st denis ci-après.
On a cru untemps que Sitti et Liouize étaient libérées, jusqu'à l'annonce de l'appelpar le procureur....
Pas mal de monde cependant. Et une petite dizaine de potes qui se sont fait-e-s coincé-e-s par les flics pendant deux heures,
soupconné-e-s d'avoir tagué dans le TGI "Feu au CRA, etc...". Ils ont une convocation au tribunal aujourd'hui.
Pour info, ce genre de tags fleurit sur les murs du tgi depuis lundi...

Sinon, c'était aussi le procès des inculpés de vincennes:
Nadir A. a étélibéré par la juge d'instruction hier.
Il était le seul des inculpés encore en prison.
Le procès a à peine commencé. La suite lundi (il se déroulera sur plusieurs jours éparpillés).

-------------------

Le procureur a fait appel de la décision du juge , ce n'est pas terminé pour les deux étudiantes.
Elles vont passer en appel demain (jeudi) ou vendredi.
Rappel : le JLD a refusé la demande de prolongation de la rétention en reprenant partiellement
l'argumentaire développé par Marianne Lagrue, qui a plaidé la nullité de la procédure :
pas de pièces au dossier sur les conditions d'interpellation et de garde à vue, pas de justification du transfert vers Paris...
De nombreux étudiants étaient venus les soutenir, mais le procureur fait appel en arguant d'une erreur matérielle
dans la transmission du dossier.
Marianne Lagrue (SAF et LDH) continue en appel pour tenter de démolir cette argumentation.
Une mobilisation importante de RESF, syndicats étudiants et RUSF s'impose pour soutenir ces deux jeunes filles.
Cette affaire est exemplaire à plus d'un titre :
- volonté de contrôle sur les étudiants étrangers, dont les préfectures s'arrogent le droit de décider qui est étudiant et qui ne l'est pas !
- mépris des situations humaines par les préfets obsédés par le chiffre ;
- manque de considération pour les populations de Mayotte, pas vraiment tout à fait "françaises" et soumises à un droit "dérogatoire" ;
- harcèlement vis à vis des associations jugées trop actives et trop génantes dans leur remise en cause de la politique expulsatoire !
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